Décontamination des polluants organiques des milieux aqueux à l’aide de matériaux bioinspirés sans polymères

Notre article a été accepté la semaine dernière dans un journal de l’American Chemical Society ; ACS Sustainable Chemistry

Ce travail porte sur la décontamination des polluants organiques présents dans l’eau à l’aide de matériaux bio-inspirés dérivés des acides nucléiques. Un communication devrait etre faite au niveau du CBRS (INC) et d’UB prochainement.

Résumé

L’eau est essentielle à la santé humaine et au développement économique en raison de son utilisation dans de nombreux domaines comme l’alimentation, l’assainissement, l’agriculture ou l’énergie etc. La présence de polluants organiques dans l’eau tels que les résidus issus de molécules pharmaceutiques, de produits cosmétiques, de pesticides, de perturbateurs endocriniens représente un problème majeur pour l’homme et son environnement. Aujourd’hui, malgré les différents procédés actuellement utilisés pour le traitements des eaux usées, la présence de ces contaminants organiques résiduels même à faible dose demeure et reste une importante préoccupation pour les populations. L’impact de ces contaminants sur l’homme et l’environnement n’est pas encore totalement compris et la pollution de l’eau fait l’objet d’un intérêt grandissant de la part et des autorités sanitaires du monde entier.  Face à cette problématique de nouvelles stratégies de décontamination s’avèrent nécessaires. Dans la contribution publié dans le journal de l’American Chemical Society (ACS, Sustainable Chemistry & Engineering) une alternative aux systèmes de décontamination conventionnels est proposée. Le travail réalisé par l’équipe ChemBioPharm (laboratoire ARNA UMR5320-INSERM U1212) a permis de démontrer que les matériaux bio-inspirés dérivés des acides nucléiques (nucléolipides, NL) peuvent piéger intimement et efficacement les résidus de produits pharmaceutiques et / ou de pesticides dans leurs agrégats. A noter, ces biomatériaux sans polymère peuvent également décontaminer quantitativement des cocktails de polluants organiques incluant des mélanges de pesticides et/ou de médicaments. Ces résultats prometteurs permettent d’envisager de nouvelles perspectives dans le traitement des eaux usées.